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Ce dimanche 21 septembre 2026, des tirs nourris ont semé la panique autour du site des déplacés de Kigonze, l'un des plus grands sites de Bunia qui accueille plus de 20.000 personnes ayant fui les violences armées en Ituri.
Selon plusieurs témoignages concordants recueillis sur place, les premiers coups de feu ont retenti vers 4 heures du matin. Une opération militaire dont les contours restent flous.
Bilan encore provisoire.
"(...) Au moins un homme, père de famille d'une quarantaine d'années, a été tué par balle alors qu'il se trouvait devant sa hutte, selon ses proches. Plusieurs blessés sont également signalés", a expliqué Sifa Zawadi, activiste des droits humains dans la région. Certaines sources locales évoquent un second décès, mais aucune source officielle ne l'a confirmé à ce stade.
Plus grave encore, l'accès aux soins aurait été momentanément bloqué. Jusqu'à 10 heures, plusieurs blessés n'avaient toujours pas pu être évacués vers une structure médicale. Les habitants du site, majoritairement des femmes et des enfants, sont restés terrés dans leurs abris de fortune toute la matinée.
Des témoins dénoncent par ailleurs des arrestations arbitraires, des portes défoncées et des pillages systématiques. Argent, téléphones et marchandises des petits commerces du site auraient été emportés.
Une opération qui interroge
Jusqu'en fin de matinée, une forte présence des FARDC était signalée à l'intérieur et aux abords du site. Contacté par Radio Okapi, le commandant urbain de la Police Nationale Congolaise (PNC) a refusé de commenter, évoquant des "opérations toujours en cours".
Cet incident relance la question de la sécurisation des sites de déplacés à Bunia. Régulièrement accusés d'abriter des éléments armés, les sites de Kigonze et de ses environs font souvent l'objet de bouclages militaires qui tournent à l'affrontement, au détriment des civils.
Aucun communiqué officiel des autorités provinciales ou de l'armée n'a été publié à la mi-journée. La société civile locale appelle à une enquête indépendante et au respect du caractère civil et humanitaire du site.