La rédaction centrale,rtcr.net
29 Dec
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Le Mouvement du 23 mars (M23) continue de piper les yeux de la communauté internationale en utilisant des enfants comme boucliers humains dans ses marches de soutien à Kirumba, dans le Nord-Kivu. Le samedi 28 novembre 2025, des enfants ont été contraints de défiler en première ligne, brandissant des banderoles et effigies encourageant le M23 à poursuivre ses activités rebelles.

Cette situation est condamnée par les membres du Parlement des Enfants Butembo-Lubero, qui dénoncent une violation flagrante du droit de l'enfant.

Le M23 utilise ces marches pour créer une fausse image de soutien populaire et légitimer sa présence à en RDC, tout en détournant l'attention du monde sur les massacres et souffrances infligés  aux civiles  dans les zones sous leur occupation. 

Un membre du parlement d'enfant Butembo-Lubero s'exprime sous anonymat :

"Nous exigeons que la communauté internationale prenne des mesures pour protéger les civils, notamment les enfants, et mettre fin aux violences du M23. Les parties au conflit doivent respecter le droit international humanitaire et prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger les civils et leurs biens".

Pour rappel, La loi congolaise et internationale protège les droits des enfants et interdit leur implication dans les conflits armés ou les manifestations politiques.

  1. La Convention relative aux droits de l'enfant (CDE) : ratifiée par la RDC en 1990, interdit l'implication des enfants dans les conflits armés (article 38) et protège leur droit à la vie, à la sécurité et à la protection contre l'exploitation (article 36).
  2. La loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant, interdit l'implication des enfants dans les conflits armés, les manifestations politiques ou les activités qui pourraient nuire à leur développement (article 41).
  3. Le Statut de Rome, la Cour pénale internationale qualifie le recrutement et l'utilisation d'enfants de moins de 15 ans dans les conflits armés de crime de guerre.

L'inclusion d'enfants dans une marche de soutien au M23 à Kirumba constitue une violation de ces lois et conventions, et pourrait être considérée comme un crime de guerre a-t il ajouté.

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