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En chefferie des Basili (territoire d’Irumu, province de l’Ituri), les jeunes sont appelés à faire preuve de vigilance et à collaborer étroitement avec les forces de l'ordre pour lutter contre l'insécurité. Cet appel fait suite aux exactions attribuées aux rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF), signalées dans la chefferie voisine des Walese Vonkutu ainsi que dans la partie nord des Basili.
Le message a été lancé ce mardi 13 octobre 2026 par Job Sitakabo, président du Conseil de la jeunesse de la chefferie des Basili, lors d’un entretien accordé à la Radio Télévision Communautaire La Référence de Komanda.
Selon ce leader de la jeunesse, les jeunes paient le plus lourd tribut face aux violences armées qui sévisse dans le territoire d’Irumu, particulièrement dans les chefferies des Basili et des Walese Vonkutu.
"Nous, les jeunes, sommes les premières victimes et parfois les vecteurs des exactions et des violences commises", a-t-il déclaré.
Job Sitakabo est notamment revenu sur une récente incursion signalée dans le nord de la chefferie des Basili, au cours de laquelle plusieurs jeunes auraient perdu la vie et la résidence d'un chef coutumier aurait été incendiée. Il a également déploré le noyade de plusieurs habitants dans la rivière Ituri alors qu'ils tentaient de fuir les combats.
Pour le président du Conseil de la jeunesse, une collaboration renforcée entre les jeunes et les forces de sécurité est indispensable pour prévenir de nouveaux drames. Il invite ainsi la jeunesse à dénoncer tout mouvement suspect ainsi que toute personne soupçonnée de connivence avec les groupes armés.
"La jeunesse est le premier acteur dans la recherche de la paix, à condition qu’elle collabore avec les services compétents", a-t-il insisté.
Par ailleurs, la situation demeure critique dans la chefferie voisine des Walese Vonkutu, où les rebelles présumés ADF continueraient d'imposer le paiement de taxes illégales (« jetons ») aux cultivateurs. Plusieurs agriculteurs refusant ou ne pouvant s'y plier auraient déjà été victimes d'exactions.
Face à ce climat sécuritaire très préoccupant, Job Sitakabo réitère son appel à une vigilance collective et à un engagement citoyen responsable pour préserver la paix et protéger les communautés locales.