Lors d’un meeting populaire organisé à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, l’acteur politique Luc Malembe a abordé les questions liées au changement de la Constitution actuelle de la République démocratique du Congo.
Dans son intervention, Luc Malembe a relevé certains défis qui, selon lui, constituent des faiblesses de la Constitution, notamment la non-limitation des mandats parlementaires.
"Dans cette Constitution, il est écrit que le mandat du président de la République est de cinq ans renouvelable une fois, mais le mandat des députés et sénateurs est illimité", a-t-il révélé.
Au-delà de cette question, il a également soulevé un autre point :
"La Constitution actuelle ne révèle nulle part la superficie de la RDC", martelant sur une volonté implicite de cacher la vérité aux Congolais concernant l’étendue du territoire national. Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique.
Dans une sortie médiatique, Mufalme Moise, cadre de la NOGEC/Ituri, a estimé que la priorité actuelle n’est pas le changement de la Constitution, mais plutôt l’amélioration de la situation sécuritaire et socio-économique de la population.
"Ce n’est pas la Constitution qui empêche le paiement des militaires ou des agents publics. Pour moi, changer la Constitution maintenant, c’est une folie pure et simple", a-t-il déclaré.
Mufalme Moise appelle ainsi à un consensus inclusif entre tous les Congolais afin d’échanger sur les véritables problèmes qui plongent le pays dans le chaos.
Le débat sur le changement de la Constitution prend ainsi un tournant décisif et divise les acteurs politiques congolais. Si certains y voient une voie pour la paix et la reconstruction du pays, d’autres jugent inopportune, voire inutile, la relance de ce débat alors que la partie orientale du pays demeure en proie à l’insécurité.