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Une incursion d’hommes armés a été signalée dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 septembre 2026, dans la cellule Vuhumbi numéro 09, au quartier de l’Évêché, en commune de Bulengera, dans la ville de Butembo, au Nord-Kivu. Des biens de valeur ont été emportés et une habitante de la parcelle a été victime des violences sexuelles, selon une alerte de la Société civile forces vives de Bulengera.
D’après cette structure citoyenne, les faits se sont produits vers 1 heure 50 du matin au domicile de Paluku Tegherwako Jeph. Les assaillants, armés de fusils et d’armes blanches, auraient visité plusieurs occupants de la parcelle.
Le bilan matériel fait état de téléphones et d’argent emportés. Parmi les biens déclarés figurent notamment 250 dollars américains et 15 000 francs congolais appartenant à M. Paluku, ainsi que plusieurs téléphones, dont un iPhone 12 Pro et un téléphone à touches ont également été signalés parmi les biens volés.
Au cours de cette même incursion, une habitante de la parcelle a subi des violences sexuelles.
Alertée, l’équipe pédestre de la Police nationale congolaise (PNC), sous-commissariat de Bulengera, est intervenue sur les lieux. Des échanges de tirs auraient opposé les policiers aux assaillants, qui ont ensuite pris la fuite.
À l’issue de la fouille, les services de sécurité ont récupéré une machette, un couteau et 18 munitions, rapporte la Société civile. Un suspect de 18 ans, a été interpellé sur place, puis remis au C.C.O pour l’instruction de son dossier.
Dans sa réaction, la Société civile forces vives de Bulengera condamne cette incursion, qu’elle considère comme une atteinte à la sécurité et à la dignité des habitants. Elle salue également la promptitude de l’intervention policière.
Cette structure citoyenne demande que le suspect soit traité dans le respect des droits humains et que les enquêtes permettent de faire toute la lumière sur cette affaire. Elle appelle par ailleurs les habitants de Vuhumbi et du quartier de l’Évêché à renforcer la vigilance et à collaborer avec les services de sécurité, sans recourir à la justice populaire.
Enfin, la Société civile plaide pour une prise en charge psychologique, médicale et juridique adaptée de la victime, dans le strict respect de la confidentialité.