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La ville de Butembo est à l'arrêt. Ce lundi 19 octobre, la ville a tourné au ralenti, comme toute la province du Nord-Kivu, à la suite de la "Journée Stop Ebola" décrétée par le gouvernement provincial basé à Beni.
Un lundi sans commerce, sans transport, sans bruit. Dès les premières heures, le décor était planté : boutiques et magasins rideaux fermés, taxis quasi invisibles, rues inhabituellement calmes. Pour faire respecter la mesure, la police a déployé des check-points dans les points chauds de la ville.
L'objectif affiché est clair : créer un électrochoc. Face à la flambée de l'épidémie, l'exécutif provincial veut renforcer la mobilisation communautaire et briser la chaîne de relâchement constatée dans le respect des mesures barrières.
Cette décision n'est pas venue de nulle part. Elle fait suite à une large concertation tenue le 9 octobre avec la société civile et les forces vives de la province. Le gouvernement a d'ailleurs enjoint tous ses membres à se mobiliser sur le terrain pour faire appliquer l'arrêté provincial.
Car le bilan est lourd. Au 15 octobre, le Nord-Kivu comptait déjà 2 055 cas cumulés, dont 1 231 décès et 534 cas encore actifs. Le drame a touché l'école, avec au moins trois élèves décédés à Beni.
Pour répondre à l'urgence, l'exécutif annonce des mesures fortes : la construction accélérée de nouveaux centres de transit et d'un centre de traitement d'Ebola à Mutwanga, avec le soutien de partenaires ougandais.