La ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Marie-Thérèse Sombo, a procédé ce mercredi 6 mai 2026, à l’Institut National des Arts, au lancement officiel d’un atelier consacré à l’intégration des narratifs historiques et mémoriels du Genocost dans les programmes d’enseignement des instituts supérieurs et universités de la République démocratique du Congo.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté du Gouvernement congolais de renforcer la transmission de la mémoire collective liée aux violences armées ayant frappé l’Est du pays depuis plus de trois décennies. À travers cet atelier, les autorités académiques et scientifiques sont appelées à réfléchir sur fes mécanismes permettant d’inscrire l’histoire durable de Genocost dans les cursus universitaires.
Le concept de Genocost renvoie au coût humain, social, économique et culturel engendré par les conflits armés récurrents dans les provinces orientales de la RDC. Pour les organisateurs, il s’agit non seulement d’un devoir de mémoire, mais également d’un outil pédagogique destiné à sensibiliser les jeunes générations aux défis des guerres et des agressions subies par le pays.
Dans son intervention, la ministre Marie-Thérèse Sombo a souligné l’importance de bâtir une conscience nationale fondée sur la vérité historique, la résilience et la préservation de la mémoire collective. Elle a insisté sur le rôle stratégique des universités et instituts supérieurs dans la formation d’une élite intellectuelle capable de défendre l’identité nationale et de promouvoir la paix.
Cet atelier a réunit plusieurs experts du monde académique, chercheurs, enseignants et responsables d’établissements d’enseignement supérieur. Les échanges devraient aboutir à des recommandations visant l’élaboration de contenus pédagogiques adaptés aux réalités historiques et mémorielles de la République démocratique du Congo.