La situation de l’éducation des enfants devient préoccupante dans le groupement Bandavilemba, en chefferie de Walese Vonkutu, sur l’axe Komanda–Luna, dans le territoire d’Irumu (Ituri).
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un dysfonctionnement notable est observé dans certaines écoles dites « retournées ». Des enseignants sont accusés de ne pas respecter les horaires scolaires, se présentant de manière irrégulière et enregistrant des absences non justifiées. Dans certains établissements, les cours débutent à 8 heures mais s’interrompent déjà vers 10 heures, obligeant les élèves à rentrer prématurément à la maison.
Cette situation compromet gravement le droit fondamental à l’éducation des enfants, pourtant garanti par les textes légaux en République démocratique du Congo.
Réagissant à cette réalité, Christophe Munyanderu, activiste des droits humains et chef d’antenne de l’APDEF (Association pour la promotion des droits des enfants et la protection des femmes vulnérables) en territoire d’Irumu, dénonce une violation délibérée des droits de l’enfant.
Il appelle les autorités compétentes, notamment la sous-division Irumu 1, à diligenter une enquête afin d’identifier les responsabilités et à prendre des sanctions exemplaires contre les enseignants concernés.
"L’éducation est un droit pour chaque enfant. Tout manquement à ce devoir constitue une violation grave qui ne peut rester impunie", a-t-il déclaré.
Nous précisons que, malgré nos efforts, nous n’avons pas encore pu entrer en contact avec les personnes mises en cause. Toutefois, leur droit de réponse reste pleinement réservé afin de garantir l’équilibre de l’information.
Face à cette situation, les acteurs de la société civile plaident pour une implication urgente des autorités éducatives afin de rétablir un fonctionnement normal des écoles et garantir un encadrement adéquat des élèves dans cette partie du territoire d’Irumu.