À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Christophe Munyanderu, activiste et défenseur des droits humains, coordonnateur de l’APDEF Irumu, a livré un message empreint de reconnaissance et d’interpellation en faveur des journalistes congolais.
"Une nation sans information est une nation morte", a-t-il déclaré en préambule, soulignant le rôle essentiel que joue la presse dans toute société démocratique.
Dans son message, Christophe Munyanderu rend un vibrant hommage à l’ensemble des journalistes, en particulier ceux de l’Est de la République démocratique du Congo, qui continuent d’exercer leur métier dans un contexte marqué par l’insécurité persistante. Il salue leur courage et leur engagement à informer la population, souvent au péril de leur vie.
Le 3 mai, rappelle-t-il, est une journée de réflexion sur l’importance de la liberté de la presse, un pilier fondamental de la démocratie. Il insiste sur la nécessité pour les professionnels des médias d’exercer leur métier sans pression, intimidation ni menace.
Selon lui, une presse libre est le socle d’une nation forte où les droits humains sont respectés. Toutefois, il déplore que depuis plusieurs décennies, les journalistes congolais soient victimes de nombreuses formes d’injustices, limitant leur indépendance et constituant une violation flagrante de leurs droits fondamentaux.
À travers l’APDEF Irumu (Association pour la Promotion des Droits des Enfants et la Protection des Femmes Vulnérables), Christophe Munyanderu a également rendu hommage aux journalistes tombés sur le terrain, « caméra et dictaphone à la main », ainsi qu’à ceux devenus handicapés dans l’exercice de leur profession. Il a aussi salué la résilience de ceux qui continuent de travailler malgré des conditions difficiles.
Profitant de cette journée, il a lancé un appel pressant au gouvernement congolais afin de garantir la sécurité des professionnels des médias et de rétablir la paix dans les zones en proie à l’insécurité. Il a notamment évoqué la situation des territoires affectés par les violences attribuées aux groupes armés, dont le M23, ayant contraint plusieurs journalistes à se déplacer vers des villes comme Beni, Butembo, Bunia et Kisangani, où ils vivent dans des conditions précaires.
En conclusion, Christophe Munyanderu a réaffirmé son attachement aux valeurs démocratiques et à la liberté d’informer :
"Que vive la RDC, que vive la liberté de la presse congolaise."