Zephani NGAHANGONDI
27 Jan
27Jan

La situation aux différentes barrières érigées dans le territoire d’Irumu continue de susciter indignation et inquiétude au sein de la population. Les Défenseurs des Droits de l’Homme de COARDHO/Irumu dénoncent des mauvais traitements, des abus de pouvoir et de graves violations des droits humains dont seraient victimes les cultivateurs et les usagers de la route.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 26 janvier 2026, le COARDHO/Irumu affirme que les cultivateurs subissent des tracasseries aux barrières de Mukasila 1 et 2, ainsi qu’à la barrière militaire de Mbegu Mari. L’organisation fait état de perceptions illégales, de violences et même de cas d’agressions sexuelles attribués à l’officier de la place.

Selon le COARDHO/Irumu, des personnes du troisième âge, des femmes et des enfants sont particulièrement exposés à ces violations, alors qu’ils devraient bénéficier d’une protection spéciale. L’ONG rappelle aux autorités de l’État de siège en territoire d’Irumu leur responsabilité de garantir la sécurité et le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens.

L’organisation s’interroge également sur la légalité de certaines pratiques, notamment :

le paiement exigé pour l’enregistrement de la carte d’électeur ;

l’imposition de frais exorbitants, présentés comme de prétendus "frais de cacao".

Le COARDHO/Irumu demande aux autorités compétentes d’indiquer clairement l’article de loi ou la disposition légale autorisant de telles perceptions. Il appelle par ailleurs le Service de l’Agriculture du territoire d’Irumu à s’impliquer activement afin de mettre un terme à ces pratiques jugées abusives et préjudiciables aux cultivateurs.

"Il est regrettable de constater qu’aujourd’hui, le citoyen qui cultive pour survivre et nourrir sa communauté soit considéré comme un ennemi par certains agents de l’État, au lieu d’être protégé", déplore l’organisation. Le COARDHO/Irumu exige des mesures urgentes, l’identification des auteurs et le rétablissement de l’autorité de l’État dans le strict respect des droits humains.

Des accusations de détournement présumé sur la RN4

De son côté, Mechac Mutuka, leader d’opinion dans le territoire d’Irumu, dénonce ce qu’il qualifie de détournement de deniers publics sur la Route Nationale numéro 4 (RN4), axe Komanda–Luna. Il affirme que des chauffeurs d’engins roulants sont contraints de payer des frais sans quittance aux agents commis à différentes barrières et postes de contrôle.

Les points cités incluent notamment la barrière de Komanda, le poste de contrôle de tonnage du pont Loya, où se trouve également un carrefour de la Police de circulation routière, ainsi que les barrières et postes de Luna, PCR OFAYI et Bwanasura.

Pour Mechac Mutuka, les responsables de ces services doivent des explications claires à la population sur la destination de l’argent perçu sans documents justificatifs, estimant que ces pratiques portent atteinte à la transparence et à la confiance entre l’État et les citoyens.

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.