Le processus de désarmement peine à produire les effets escomptés. Quatre (4) ans après leur adhésion au Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS), plusieurs ex-combattants pré-cantonnés dans la chefferie de Babila Babombi, en territoire de Mambasa, vivent dans une mauvaise conditions.
L’organisation APDEF/Mambasa tire la sonnette d’alarme et dénonce un abandon prolongé qui pourrait compromettre les avancées sécuritaires dans cette région fragilisée par des conflits armés.
D'après son coordonnateur, RAM’S Malikidogo, l’absence d’encadrement et de soutien pousse certains de ces ex-combattants à replonger dans des pratiques à risque. Il cite notamment la circulation d’armes, la mise en place de barrières illégales, la taxation forcée aux populations civiles.
Une situation préoccupante qui, selon cette ONG, alimente un climat d’insécurité et menace les efforts de la stabilisation.
Face à cette réalité, APDEF/Mambasa appelle à une réaction urgente des autorités congolaises et des partenaires du P-DDRCS. Elle insiste également sur la nécessité d’une prise en charge, le désarmement réel et un suivi strict, afin d’éviter la rechute dans la violence et aboutir à la restauration de la paix durable dans la province de l’Ituri.