Six ans après la signature de l’accord de paix de Gety, conclu le 28 février 2020 entre le gouvernement congolais et la Force de Résistance Patriotique en Ituri, la situation reste préoccupante.
Basé à Walendu Bindi, dans le territoire d’Irumu en Ituri, le mouvement armé estime que les engagements pris par les autorités nationales n’ont toujours pas été concrétisés. Lors d’un point de presse tenu samedi 28 février, son porte-parole, Alberto Muno, a dénoncé l’absence d’avancées notables dans la mise en œuvre de l’accord.
Selon lui, la reconnaissance des grades des ex-combattants, l’amnistie promise, leur intégration au sein des forces de défense et de sécurité ainsi que leur prise en charge dans les sites de cantonnement ne sont toujours pas effectives.
La FRPI parle d’un bilan insatisfaisant et appelle le gouvernement central à respecter les clauses du pacte signé à Gety-État.
Malgré un contexte sécuritaire encore fragile dans l’Est de la République démocratique du Congo, marqué par l’activisme de groupes armés, le mouvement affirme rester attaché au processus de paix ainsi qu’aux institutions du pays. Il réitère également son soutien au chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La FRPI appelle enfin la communauté nationale et internationale à évaluer, de manière objective, l’application de l’accord de Gety et à redoubler d’efforts pour consolider la paix en Ituri.