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Trois cas de maladie à virus Ebola viennent d'être confirmés au site de déplacés de la plaine de Savo, en territoire de Djugu. L'information fait craindre une flambée épidémique dans l'un des camps les plus peuplés de l'Ituri.
Les malades ont été détectés sur le site avant d'être évacués vers l'hôpital de Fataki, à environ 20 km, où les analyses ont confirmé la présence du virus. Les équipes de surveillance épidémiologique ont lancé le suivi des contacts.
Pourquoi la plaine de Savo inquiète
Avec plus de 70 000 déplacés entassés dans des abris de fortune, la plaine de Savo réunit tous les facteurs de risque. La promiscuité est extrême, jusqu'à 10 personnes par abri. L'accès à l'eau propre et au savon est insuffisant, les latrines sont partagées et le système de santé est précaire.
MSF et Medair appuient l'hôpital de Fataki, mais les besoins dépassent largement les moyens disponibles. Sur place, les gestes barrières sont difficiles à respecter.
Emmanuel Ndalo, responsable du comité des déplacés, résume la situation :"(...) Les personnes vulnérables vivent dans des conditions vraiment inhumaines. Il n'y a pas assez de bidons ni de seaux pour le lavage des mains. Elles se débrouillent avec les moyens du bord", a-t-il expliqué ce lundi.
Riposte en cours
En plus de la recherche des contacts, les acteurs humanitaires misent sur la sensibilisation communautaire pour limiter les contacts physiques, sécuriser les enterrements et encourager le signalement rapide des cas suspects.
L'apparition d'Ebola dans un site de déplacés constitue un défi majeur pour la santé publique en Ituri, une province déjà fragilisée par les conflits armés et les épidémies récurrentes.