Zephani NGAHANGONDI
22 Jan
22Jan

Un grave scandale secoue le régiment militaire de Biakato, dans le territoire de Mambasa, où un civil de sexe masculin, âgé de 29 ans, aurait été victime de viol alors qu’il était détenu dans un cachot militaire.

Selon les informations publiées par la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), les faits se seraient produits le 16 janvier 2026. La victime, un civil, aurait été emprisonnée dans un cachot relevant du régiment militaire de Biakato, avant de subir des abus sexuels présumés de la part d’un militaire.

Cette situation suscite une vive indignation au sein de la société civile, d’autant plus qu’elle intervient dans un contexte d’état de siège, censé protéger la population civile. La NSCC dénonce que certains militaires se substituent aux juridictions civiles en instruisant des dossiers impliquant des civils, procédant à des détentions arbitraires et imposant des amendes transactionnelles illégales, dont les recettes ne profiteraient même pas à l’État.

"Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte ignoble et inhumain. Il est inadmissible que des civils soient détenus illégalement dans des cachots militaires échappant au contrôle du ministère public", a déclaré Me Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur territorial de la NSCC à Mambasa.

La Nouvelle Société Civile Congolaise appelle l’Auditorat militaire détaché de Mambasa à se saisir urgemment de ce dossier afin de faire toute la lumière sur ces faits graves. Elle exige également l’arrestation du S2 ainsi que du commandant du régiment de Biakato, accusés de détention arbitraire dans un lieu ne relevant pas de l’autorité légale du ministère public.

Pour la NSCC, ce dossier doit servir de précédent afin de mettre fin aux abus répétés commis contre les civils et restaurer la confiance entre les forces de défense et la population locale.

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