Augustin Ndjabu
13 Apr
13Apr

Une crise humanitaire secoue la chefferie des Djukoth, dans le territoire de Mahagi, où plus de 51 000 personnes déplacées vivent dans des conditions extrêmement précaires.

Cette alerte a été lancée ce lundi 13 avril 2026 par la société civile locale, qui dénonce une situation critique provoquée par les violences persistantes dans le territoire voisin de Djugu.

Selon les données recueillies, ces populations ont fui les affrontements armés pour se réfugier principalement dans les zones de santé de Logo et Rimba. Une faute de structures d’accueil adaptées, elles sont hébergées dans des écoles, des églises et d'autres à la belle étoile,  souvent contraintes de partager des espaces déjà limités.

La situation sanitaire est particulièrement chaotique, avec plusieurs décès d’enfants signalés, des accouchements sans assistance médicale et des cas de violences sexuelles recensés.

L’accès à l’eau potable reste insuffisant, tandis que le manque de latrines fait craindre une propagation rapide de maladies hydriques.

Face à cette urgence, la société civile appelle à une mobilisation immédiate des acteurs humanitaires et du gouvernement congolais pour apporter une assistance multisectorielle et accélérer les efforts de stabilisation afin de permettre un retour sécurisé des déplacés.

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