Le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a entamé depuis le 19 février 2026 une série de visites dans plusieurs entités de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, afin d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire marquée par l’activisme des terroristes ADF.
S’exprimant lundi à Beni, chef-lieu provisoire de la province, lors de l’ouverture du Forum provincial consacré à la problématique des ADF, le président de la chambre basse du Parlement a indiqué avoir personnellement parcouru plusieurs zones affectées par l’insécurité, notamment Oicha, Butembo, Lubero et Lukanga.
« Depuis le 19 février 2026, j’ai tenu à me rendre personnellement dans plusieurs entités de la province afin de m’imprégner des réalités du terrain, d’écouter les autorités locales, les forces de défense et de sécurité ainsi que nos compatriotes directement affectés par cette tragédie », a-t-il déclaré devant les participants au forum.
Au cours de cette mission, Aimé Boji affirme avoir constaté l’ampleur des souffrances des populations vivant dans les zones touchées par les violences, tout en saluant leur résilience face à l’insécurité persistante. Selon lui, malgré les difficultés, les communautés locales continuent d’espérer en un retour durable de la paix et en la présence effective de l’État.
Le Président de l’Assemblée nationale a également souligné l’importance de renforcer la collaboration entre les autorités politico-administratives, les forces de défense et de sécurité et les acteurs communautaires pour mieux faire face à la menace des groupes armés, en particulier les ADF, responsables de nombreuses attaques contre les civils dans la région.
L’organisation du Forum provincial sur la problématique des terroristes ADF à Beni s’inscrit dans une dynamique de concertation visant à analyser les défis sécuritaires, recueillir les préoccupations des populations et proposer des pistes de solutions durables pour restaurer la sécurité dans le Nord-Kivu.
Cette tournée de terrain, selon plusieurs observateurs locaux, traduit la volonté des institutions nationales de rester à l’écoute des populations affectées et de renforcer la réponse institutionnelle face à la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la RDC.