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La riposte contre Ebola tourne au ralenti dans la zone de santé d'Alimbongo, en territoire de Lubero (Nord-Kivu). Deux structures sanitaires stratégiques restent portes closes après la confirmation de cas parmi leur personnel.
Il s'agit du Centre de santé de référence de Kitsombiro et du Centre de santé de Kasingiri. Leurs agents sont placés en quarantaine depuis le 3 octobre, selon des sources sanitaires locales.
"(...) La fermeture, initialement temporaire, a été prolongée après la confirmation, il y a deux jours, de deux nouveaux cas positifs parmi les prestataires en isolement. Au total, plus de 50 soignants ont été en contact avec les neuf premiers cas déclarés dans les deux aires de santé. La réouverture et la levée de la quarantaine dépendront de l'évolution épidémiologique et des résultats des laboratoires. Une période d'observation de 21 jours est exigée", a expliqué ce vendredi, un acteur de la société civile locale sous le sceau de l'anonymat.
L'administration militaire confirme la nouvelle. Le colonel Kiwewa Mitela Alain, superviseur de la coordination territoriale de la riposte, évoque trois obstacles majeurs : "la résistance communautaire, le manque criant de moyens logistiques et financiers, et l'occupation d'une partie de la zone par l'ex-AFC/M23".
Au 22 octobre, Alimbongo comptait 19 cas dont 14 décès, 3 évadés et 2 cas actifs. Le territoire de Lubero cumule 304 cas.