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La Première ministre de la RDC, Judith Suminwa, a appelé mercredi 23 septembre à New York, à renforcer le soutien aux populations affectées par les déplacements forcés. Elle s'exprimait à l'occasion de la commémoration du 75e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, organisée au siège des Nations Unies.
Devant l'assemblée, la cheffe du gouvernement congolais a dressé un tableau sombre de la situation humanitaire dans l'Est de la RDC, où les conflits armés continuent de provoquer d'importants mouvements de populations.
Selon les chiffres avancés par Judith Suminwa, plus d'un million de Congolais vivent en exil dans les pays voisins, près de six millions sont déplacés à l'intérieur du pays, tandis que la RDC accueille elle-même plus de 500 000 réfugiés.
Pour la Première ministre, les déplacements forcés sont à la fois une conséquence et un facteur aggravant des crises.
"Les déplacements forcés sont une conséquence de l'absence de paix et, bien souvent, ces déplacements donnent naissance à de graves crises humanitaires", a-t-elle déploré.
Judith Suminwa a également alerté sur la résurgence de l'épidémie d'Ebola dans l'Est du pays, soulignant que les populations vivant dans les sites de déplacés y sont particulièrement exposées du fait de leur vulnérabilité. Elle a appelé à une intervention rapide.
Elle a plaidé pour une mobilisation accrue des ressources en faveur des urgences humanitaires, le rétablissement de la paix et le renforcement de la coopération entre les États.
Enfin, elle a défendu l'approche dite du "nexus humanitaire-développement-paix", qui combine action humanitaire, développement et consolidation de la paix, une orientation au cœur des discussions menées par le HCR à l'occasion de cet anniversaire.