Augustin Ndjabu
22 Mar
22Mar

Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) dirigé par Jean-Pierre Bemba Gombo, a officiellement convoqué le sénateur Jean Bamanisa Saïdi à comparaître devant les instances du parti le mardi 24 mars 2026 à 11 heures (heure de Kinshasa), au siège national de la formation politique. Cette décision faite suite à une déclaration publique controversée de l’élu portant sur la modification de la Constitution.

Dans une correspondance datée le 21 mars 2026 et signée par Fidèle Babala Wandu, MLC rappelle avec fermeté que toute prise de position sur des questions aussi sensibles relève exclusivement du Conseil des Représentants et du Bureau politique, conformément aux statuts du parti. Le document insiste sur le fait que la sortie médiatique du sénateur s’est faite en dehors de ces cadres habilités.

Le parti de Jean-Pierre Bemba qualifie ainsi cette déclaration d’initiative "strictement personnelle", précisant qu’elle n’engage ni le mouvement ni son président national. Dans ce contexte, la direction du MLC exige des "éclaircissements" de la part de Jean Bamanisa, invoquant la nécessité de préserver la discipline interne et la cohérence des positions officielles du parti.

Cette convocation intervient dans un climat politique marqué par des débats récurrents autour d’une éventuelle révision constitutionnelle en République démocratique du Congo. En août 2025, Jean Bamanisa Saïdi s’était déjà illustré en appelant publiquement à une réforme ciblée de la Constitution. Il avait notamment proposé une révision du statut de la ville de Kinshasa, la suppression de la Caisse de péréquation, ainsi que la reconnaissance de droits citoyens élargis pour les Congolais de la diaspora.

Si ces propositions avaient suscité des réactions contrastées au sein de la classe politique, elles semblent aujourd’hui placer leur auteur en porte-à-faux avec la ligne officielle de son propre parti. La comparution annoncée pourrait ainsi constituer un moment décisif pour clarifier la position du sénateur et, plus largement, la stratégie du MLC sur la question constitutionnelle.

En attendant cette échéance, cette affaire met en lumière les enjeux de discipline partisane et les tensions internes que peuvent susciter les débats institutionnels dans un contexte politique déjà sensible.

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