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Dans une correspondance du 1er octobre 2026, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka vient de donner une suite favorable à la requête de l'Honorable Mbindule Mitono Chrispin, élu de Butembo, en ordonnant la surséance de toute autorisation de culture des stupéfiants sur l'ensemble du territoire national.
Le député Mbindule Mitono Crispin qui a dit non au chanvre
Le 19 août dernier, l'élu du Nord-Kivu alertait la Cheffe du Gouvernement sur ce qu'il qualifiait de dérive dangereuse : l'octroi d'autorisations pour la culture du chanvre/cannabis à des fins industrielles et médicales, alors que le pays fait face à une crise alimentaire aiguë.
Dans sa lettre (N°/CAB/PM/DIRCAB/TID/ICV/ANM/2026/2922), la Primature reconnaît que les inquiétudes du député touchent au cœur des priorités nationales : la souveraineté alimentaire, la sécurité des populations et la traçabilité des filières dans les zones sous conflit.
En clair, Kinshasa ne peut pas autoriser la culture de drogue dans des zones comme le Rutshuru, Masisi ou Djugu, où l'État peine déjà à contrôler le trafic d'armes et de minerais, au risque de financer les groupes armés.
Ce que Judith Suminwa a décidé
Loin d'un simple accusé de réception, la Première Ministre passe à l'action. Elle instruit le VPM de l'Intérieur de mettre en place en urgence une Commission interministérielle avec l'Agriculture, la Santé et l'Environnement.
Sa feuille de route est sans ambiguïté :
Les conclusions de cette commission, dont copie de l'instruction a été transmise au Président Félix Tshisekedi et au Président de l'Assemblée nationale Aimé Boji Sangara, devront être soumises au Conseil des Ministres pour décision finale.
Pour Mbindule Mitono Crispin, connu pour ses positions tranchées sur la défense des terres agricoles du Grand-Nord, c'est une victoire politique majeure. Il impose le principe : "on nourrit d'abord les Congolais, avant de cultiver du cannabis".