Patrick Kambere Siriwayo
01 Feb
01Feb

Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), a exprimé sa première réaction officielle après que le gouvernement rwandais ait reconnu une collaboration "sécuritaire" avec le mouvement rebelle AFC/M23.

Pour le président congolais, cet aveu représente un "tournant majeur" dans la question sécuritaire à l'est du pays , car il réduit l’espace pour le déni et clarifie les responsabilités, obligeant ainsi les parties prenantes à transiter des simples exhortations vers l'application des mécanismes du droit international, des résolutions du Conseil de sécurité, et des engagements politiques librement acceptés.

Malgré cela, le numéro 1 de la république démocratique du Congo a souligné que toutes les justifications sécuritaires ont leurs limites et aucune ne saurait légitimer l'occupation, les administrations parallèles, les déplacements forcés, ni l’exploitation des ressources au détriment d’un État membre de l’ONU.

Par cette déclaration, le garant de la nation réaffirme la détermination de la RDC à maintenir sa souveraineté, à protéger ses populations civiles et à garantir le respect du droit international dans la région est du pays, où le M23 est actif.

En adressant ses vœux au corps diplomatique ce samedi 31 janvier 2026 à Kinshasa, il a souligné l'importance du multilatéralisme comme instrument essentiel pour résoudre les crises mondiales.

Le Président a réitéré la nécessité de respecter les engagements internationaux pour garantir la paix et la stabilité dans la région.

Il a notamment exigé l'arrêt du soutien aux groupes armés et le retrait des forces rwandaises, tout en appelant à une restauration complète de l'autorité de l'État congolais.

Ce discours marque une étape significative dans la diplomatie congolaise, cherchant à mobiliser un appui international pour surmonter les défis sécuritaires et politiques actuels.

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