Zephani NGAHANGONDI
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01 May
01May

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement salué la décision des États-Unis d’imposer des sanctions ciblées contre l’ancien président Joseph Kabila, à travers l’Office of Foreign Assets Control (OFAC).

Dans un communiqué rendu public par le ministère de la Communication et des Médias, les autorités congolaises considèrent cette mesure comme une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité et la déstabilisation persistante du pays, notamment dans sa partie orientale.

Selon Kinshasa, ces sanctions visent à répondre à l’implication présumée de l’ancien chef de l’État dans l’agression attribuée aux Forces de défense rwandaises (RDF) et à leurs alliés du mouvement AFC/M23. Le gouvernement souligne que cette décision renforce les efforts internationaux pour limiter les capacités financières et logistiques des acteurs impliqués dans le conflit.

Le communiqué rappelle également que la justice congolaise s’est déjà prononcée sur le cas de Joseph Kabila, évoquant des faits graves incluant notamment la trahison, la participation à un mouvement insurrectionnel et des crimes de guerre.

Par ailleurs, les autorités dénoncent la poursuite des violences dans l’Est du pays, marquées par des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et de graves violations des droits humains.

Le gouvernement congolais a, en outre, exprimé sa reconnaissance à l’administration américaine pour cette décision, qu’il inscrit dans le cadre des efforts internationaux visant à faire respecter les engagements pris dans les accords de paix, notamment ceux de Washington.

Kinshasa appelle à des mesures plus larges contre tous les responsables, commanditaires et complices de l’instabilité dans la région des Grands Lacs, estimant qu’aucun processus de paix durable ne peut se construire sans justice, vérité et réparation pour les victimes.

Enfin, le gouvernement réitère son engagement à poursuivre les efforts de pacification du pays, tout en exigeant le retrait immédiat des forces étrangères du territoire congolais et la cessation de tout soutien aux groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo.

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