Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a organisé, le samedi 9 mai 2026 à Kinshasa, une cérémonie officielle de remise des toges aux magistrats de la promotion "État de droit", session 2025, marquant une étape décisive avant leur déploiement dans différentes juridictions du pays.
À cette occasion, les nouveaux magistrats ont également reçu un ouvrage pratique intitulé "Libellé des préventions en droit congolais : Mémento littéraire pratique", destiné à renforcer leurs capacités dans l’exercice quotidien de leurs fonctions judiciaires.
La cérémonie a été présidée par Dieudonné Kamuleta Badibanga, qui a rappelé aux bénéficiaires la responsabilité qui leur incombe dans la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo. Devant les nouveaux magistrats, les autorités judiciaires et plusieurs invités, il a insisté sur les valeurs d’intégrité, d’impartialité et de service public qui doivent guider l’action judiciaire.
"L’indépendance du magistrat n’est pas un droit du magistrat, mais un droit du peuple", a déclaré le président du CSM, en appelant les nouveaux animateurs de la justice à faire preuve de rigueur et de probité dans l’accomplissement de leur mission.
Selon lui, la crédibilité de la justice congolaise dépend de la capacité des magistrats à rendre des décisions justes, équitables et respectueuses des droits des citoyens.
Cette initiative s’inscrit dans un vaste programme national visant à doter les promotions 2023 et 2025 des outils indispensables à leur travail, dans un contexte marqué par le recrutement et la nomination de 2 500 nouveaux magistrats à travers le pays.
Des ouvrages remis constituent un appui technique destiné à harmoniser les pratiques judiciaires et à améliorer la qualité du traitement des dossiers dans les parquets civils et militaires.
Après cette étape symbolique, les magistrats de la promotion « État de droit » devraient être affectés dans les prochains jours dans différents offices judiciaires du pays.
Leur arrivée est particulièrement attendue dans plusieurs juridictions confrontées à un déficit de personnel, avec l’espoir de renforcer l’administration de la justice et de rapprocher davantage le pouvoir judiciaire des populations.