Le député national honoraire Jules Vayikehya, élu de la province du Nord-Kivu, a alerté le Gouvernement de la République démocratique du Congo sur la situation sécuritaire et humanitaire préoccupante que traversent les populations des territoires de Beni, Lubero, Irumu et Mambasa.
À travers une lettre ouverte adressée à la Première ministre, cet ancien élu appelle à une action urgente et renforcée afin de mettre fin aux massacres récurrents et à la crise humanitaire qui frappent ces régions depuis plus d’une décennie.
Selon lui, ces entités territoriales restent le théâtre de violences répétées attribuées aux groupes armés, causant la mort de milliers de civils et provoquant des déplacements massifs, dans un contexte marqué par un profond sentiment d’abandon des populations locales.
Le député national honoraire souligne également que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) disposent aujourd’hui de capacités opérationnelles et technologiques renforcées, pouvant permettre une réponse plus efficace face à l’insécurité persistante dans le Grand Nord et en Ituri.
Il plaide ainsi pour que la même priorité sécuritaire, la même mobilisation des moyens et la même volonté politique accordées à d’autres zones du pays soient également appliquées à Beni, Lubero, Irumu et Mambasa, afin de protéger les civils et restaurer l’autorité de l’État.
Évoquant les conséquences humanitaires alarmantes, Jules Vayikehya indique que l’insécurité empêche l’accès aux champs, accentue la famine, entraîne des déplacements vers des centres urbains déjà saturés et plonge les communautés dans une profonde détresse sociale et psychologique.
"La sécurité est un droit, pas un privilège. Justice pour Beni, Lubero, Irumu et Mambasa", a-t-il conclu, appelant le Gouvernement à des mesures urgentes, visibles et durables à la hauteur de la gravité de la situation.