Zephani NGAHANGONDI
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01 May
01May

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a réagi officiellement à la décision prise par le gouvernement des États-Unis à son encontre. Dans un communiqué publié par son cabinet, il exprime sa "profonde étonnement" face à une mesure qu’il juge "injustifiée", "politiquement motivée" et reposant sur des accusations qu’il estime non prouvées.

Dans ce document, l’ancien chef de l’État revient sur son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019. Il met en avant son rôle dans la réunification du territoire national, la pacification progressive du pays ainsi que la stabilisation de la région des Grands Lacs. Le communiqué souligne également que c’est sous sa présidence que la RDC a connu sa première transition pacifique du pouvoir.

Joseph Kabila critique également les fondements de la décision américaine, qu’il associe au "narratif du pouvoir en place à Kinshasa". Selon lui, les accusations portées contre sa personne n’ont jamais été étayées par des preuves devant les juridictions compétentes, notamment la justice militaire congolaise. Il met en garde contre une perception de cette décision comme un soutien implicite à des pratiques qu’il qualifie de "dictatoriales" et de répressives.

L’ancien président affirme par ailleurs son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et à la paix, tant en RDC que dans la région des Grands Lacs. Il appelle à une implication constructive des États-Unis dans la recherche de solutions durables à la crise congolaise, insistant sur le fait que celle-ci dépasse le seul cadre sécuritaire pour inclure des enjeux de gouvernance politique et économique.

Sur le plan juridique, Joseph Kabila annonce qu’il se réserve le droit de contester cette décision par les voies légales appropriées. Il entend ainsi défendre son honneur, son parcours ainsi que sa contribution à la stabilité du pays.

Enfin, dans un ton plus politique, le communiqué évoque l’article 64 de la Constitution congolaise, rappelant le devoir des citoyens de s’opposer à toute prise de pouvoir jugée contraire à la loi fondamentale. Joseph Kabila assure rester déterminé à œuvrer pour la restauration de la démocratie, de l’État de droit et de la cohésion nationale en République démocratique du Congo.

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