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Diallo Joseph
2 min lu
05 Oct
05Oct

La Cour de cassation se penche le 26 octobre sur un dossier sensible : celui qui oppose Moïse Katumbi à son demi-frère Raphaël Katebe Katoto. Au-delà de trois villas et deux fermes disputées, l'affaire révèle une fracture politique et familiale au grand jour. Le timing interroge. Les deux frères défendent aujourd'hui des positions diamétralement opposées.

Raphaël Katebe Katoto affiche ouvertement son soutien au régime et souhaite voir Félix Tshisekedi se maintenir "cinq, même six mandats". Moïse Katumbi, lui, figure majeure de l'opposition en exil, combat tout projet de révision constitutionnelle.

250.000 dollars et des actes de vente contestés

Au cœur du dossier : trois résidences et deux fermes revendiquées par Katebe Katoto.

Mais la défense de Moïse Katumbi dit détenir des preuves de vente. Selon des documents consultés par RFI, Raphaël Katebe Katoto aurait lui-même signé plusieurs écrits cédant ces biens.

Le plus explicite : une lettre de mars 2005 où il se présente comme vendeur d'une villa de l'avenue Lofoi, à Lubumbashi, désignant Moïse Katumbi comme acheteur pour un solde de 250.000 dollars. Un autre document de 2006 confirmerait la réception du paiement. D'autres actes de décembre 2006 concerneraient des bâtiments à Kashobwe et des installations à Kalemie.

Instrumentalisation politique

Pour les avocats de Katumbi, le dossier ne devrait même pas être devant la Cour de cassation. Ils contestent sa compétence et dénoncent une "tentative de manipulation de la justice à des fins politiques" visant à fragiliser l'opposant.

Une accusation balayée par Raphaël Katebe Katoto. Il assure que la procédure a été initiée dès 2024, bien avant son récent séjour à Lubumbashi, et renvoie les parties à la décision des juges.

Entre documents de vente et soupçons d'acharnement politique, l'audience du 26 octobre s'annonce comme un nouveau test pour l'indépendance de la justice congolaise.

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