Augustin Ndjabu
25 Apr
25Apr

À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le paludisme chaque le 25 avril par an, une avancée majeure vient renforcer l’arsenal thérapeutique contre cette maladie qui demeure l’une des principales causes de mortalité en République démocratique du Congo.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment pré-qualifié un nouvel antipaludéen spécifiquement conçu pour les nourrissons de moins de cinq kilos (-5kg)

Ce traitement innovant, présenté sous forme de comprimés disponibles dans le lait, associe deux molécules bien connues dans la prise en charge du paludisme : « l’artéméther et la luméfantrine.»

Contrairement aux protocoles jusque-là utilisés, souvent adaptés à partir de médicaments destinés à des enfants plus âgés, cette nouvelle formulation permet une administration plus précise, réduisant ainsi les risques de surdosage et d’effets secondaires chez les nourrissons.

Selon les experts de santé, cette innovation pourrait significativement améliorer la prise en charge des cas de paludisme dans cette tranche d’âge particulièrement vulnérable, où les complications sont fréquentes et parfois fatales en l’absence de traitement adapté.

En RDC, le paludisme reste une priorité de santé publique. Le pays figure parmi les plus touchés au monde, avec des millions de cas enregistrés par an. Les autorités sanitaires en collaboration avec ses partenaires, intensifient les stratégies pour  barricader la propagation de cette maladie et réduire la mortalité, notamment chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Au-delà des avancées thérapeutiques, les spécialistes insistent sur l’importance de la prévention. L’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, l’assainissement de l’environnement ainsi que l’élimination des eaux stagnantes constituent des mesures simples et efficaces pour pour limiter la transmission.

Par ailleurs, face à cette épisode de fièvre, la population est appelée à consulter immédiatement au centre de santé le plus proche, afin de bénéficier d’un diagnostic précoce et d’un traitement approprié. « Prévenir, diagnostiquer tôt et traiter efficacement la pathologie » reste plus essentiel pour inverser la tendance.

Cette nouvelle pré-qualification de l’OMS s’inscrit également comme un pas supplémentaire dans la lutte contre le paludisme, porteuse d’espoir pour des milliers de familles congolaises confrontées quotidiennement à cette maladie endémie.

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