Zephani NGAHANGONDI
03 Feb
03Feb

Le député national élu de Bunia-ville, en province de l’Ituri, Iracan Unen Gratien de Saint-Nicolas, a saisi le Président de l’Assemblée nationale par une question écrite portant sur les violences persistantes contre les populations civiles dans les territoires d’Irumu (Ituri) et de Lubero (Nord-Kivu).

Par cette initiative, l’élu place le Gouvernement face à ses responsabilités, dans un contexte où les massacres de civils se poursuivent à l’Est de la République démocratique du Congo, malgré la présence conjointe des FARDC, de l’UPDF et des contingents des Nations unies.

Dans sa correspondance datée du 30 janvier 2026, transmise au Palais du Peuple, Iracan Unen Gratien précise que sa démarche s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire, tel que prévu par les articles 178 à 189 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il exige des éclaircissements clairs et documentés sur la stratégie sécuritaire mise en œuvre par le Gouvernement dans ces zones fortement affectées par l’insécurité.

Le député national s’interroge notamment sur le cadre juridique et opérationnel de la collaboration entre les forces engagées sur le terrain, les mécanismes réels de coordination, ainsi que sur l’efficacité des opérations censées protéger les civils. Il demande également si un plan concret, assorti d’un calendrier précis, existe pour éradiquer durablement les ADF et mettre fin aux violences à répétition en Ituri et au Nord-Kivu.

Pour l’élu de Bunia-ville, l’ampleur des massacres observés ces derniers mois constitue un test majeur pour l’action gouvernementale en matière de sécurité et de protection des populations civiles à l’Est du pays.

La correspondance a été officiellement reçue et enregistrée au Cabinet du Président de l’Assemblée nationale. Le Gouvernement est désormais attendu au Parlement pour répondre aux préoccupations soulevées par cette question écrite.

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