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Le 4 décembre 2025, l'Accord de Washington était présenté comme le tournant pour la paix dans l'Est. Près d'un an plus tard, à l'approche de l'échéance du 4 décembre 2026, c'est l'échec total. Une question domine à Kinshasa, à Kigali et à New York : que reste-t-il de cet accord ?
La réponse est brutale. Sur le terrain, le Rwanda n'a évacué aucun des territoires qu'il occupe par l'entremise du M23-AFC, en violation flagrante de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l'ONU. Le constat, dressé après le dernier tour de table de la communauté internationale, est sans appel.
Cette défiance a fini par embarrasser ses propres soutiens. Lassée, la communauté internationale change de ton. À Washington, le Département d'État a convoqué la semaine dernière l'ambassadrice du Rwanda. Message : les États-Unis veulent "boucler rapidement" la crise. Selon nos informations, une nouvelle vague de sanctions américaines contre Kigali est imminente.
Le grand paradoxe de l'ONU
La contradiction a éclaté à la 81ème Assemblée générale de l'ONU. D'un côté, la RDC s'attèle à vider l'argument des FDLR, l'alibi historique du Rwanda. De l'autre, Kigali refuse toujours de retirer ses troupes et ses supplétifs du sol congolais.
Un double échec au cœur du rapport du Représentant du Secrétaire général de l'ONU en RDC : échec de la mise en œuvre de la résolution, et urgence non traitée de la question FDLR.
L'ombre des minerais critiques et de l'axe Washington-Pékin
La crise congolaise a franchi un nouveau cap géopolitique. Lors de leur récente rencontre à Washington, les présidents américain et chinois ont mis le dossier RDC sur la table. Au centre des discussions : les minerais critiques. Les deux superpuissances auraient convenu de la nécessité d'harmoniser leurs approches, ouvrant la voie à une possible conciliation et à un apaisement sur le terrain.
En coulisses, les pions bougent. Le Président Félix Tshisekedi s'est rendu à Brazzaville pour un tête-à-tête avec Denis Sassou Nguesso. Officiellement, il s'agissait de la crise de Maluku entre les deux Congo. Officieusement, il aurait été question de la position de Paris sur la guerre de l'Est.
Un an après, l'Accord de Washington n'a pas ramené la paix. Il a révélé l'impasse.