Augustin Ndjabu
26 Apr
26Apr

La situation sécuritaire demeure volatile dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans le territoire de Fizi en province du Sud-kivu, un drone présenté comme appartenant à une coalition de groupes armés a été abattu, le samedi 25 avril 2026 par les Forces armées de la République démocratique du Congo( FARDC).

Selon des sources militaires cité contacté par le journaliste Gloire Tsongo, l’appareil a été neutralisé au niveau stratégique dit « Point Zéro », alors qu’il effectuait une mission de reconnaissance aérienne. L’intervention immédiate des forces loyalistes aurait permis de détruire le drone en plein vol, empêchant toute collecte d’informations sensibles sur les positions militaires.

Une intensification des activités aériennes suspectes

Cet incident intervient dans un contexte marqué par une recrudescence d’incursions aériennes dans la région de Minembwe, sur les hauts plateaux du Sud-Kivu. Depuis plusieurs semaines, des mouvements de drones sont régulièrement signalés, alimentant des inquiétudes des populations locales.

Les sources évoquent l’implication présumée d’une coalition armée regroupant notamment l'AFC et M23, bien qu’aucune confirmation indépendante n’ait été rendue publique à ce stade.

La MONUSCO appelle à la retenue

Face à cette escalade, la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo a, à plusieurs reprises, mis en garde contre l’usage croissant de drones par les groupes armés. L’organisation onusienne souligne que ces dispositifs pourraient aggraver des tensions et compliquer davantage les efforts de stabilisation dans une zone déjà fragilisée par des conflits armés.

Vigilance renforcée des FARDC

De leur côté, les FARDC assurent maintenir une surveillance accrue de l’espace aérien dans les hauts plateaux. L’armée affirme être déterminée contre toute tentative d’espionnage ou d’attaque, en adaptant ses capacités face à l’évolution des tactiques employées par les groupes armés.

Cet épisode illustre une nouvelle complexité du conflit dans l’est du pays, où l’usage de technologies comme les drones marque une mutation préoccupante des dynamiques sécuritaires.

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