Zephani NGAHANGONDI
17 Mar
17Mar

La Convention pour le Respect des Droits Humains a publié, ce mardi 17 mars 2026, une déclaration d’alerte maximale dénonçant de nouvelles violences meurtrières contre les populations civiles dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.

Selon cette organisation de défense des droits humains, le village de Babesua, situé sur la RN4 dans le groupement Bafwabete, chefferie des Bandaka, a été attaqué dans la nuit du 16 mars 2026, aux environs de 20 heures, par des éléments armés attribués aux Forces démocratiques alliées.

Le bilan provisoire fait état d’au moins onze civils tués et d’un village entièrement incendié. Des survivants se retrouvent sans assistance ni protection, dans un contexte de forte insécurité persistante.

Cette attaque intervient quelques jours seulement après celle de Muchacha, également dans le territoire de Mambasa, une attaque revendiquée par l’État islamique, renforçant les craintes d’une escalade des violences dans la région.

La CRDH Mambasa évoque des actes « ignobles » traduisant une stratégie de terreur visant à vider la région de ses habitants. Elle indique que plusieurs agglomérations voisines, notamment Badengaido, Salate et Epulu, sont actuellement plongées dans une situation de chaos, marquée par des déplacements massifs de populations, la fermeture des écoles et l’arrêt des activités économiques.

Dans sa déclaration, l’organisation dénonce un cycle de violences « insupportable et inacceptable », estimant que ces attaques répétées pourraient être qualifiées de crimes contre l’humanité au regard de leur ampleur et de leur récurrence.

Elle fustige également ce qu’elle qualifie d’abandon des populations civiles, laissées sans défense face aux groupes armés, ainsi que le manque de réaction efficace des autorités face à des crimes pourtant documentés.

Face à cette situation, la CRDH exige notamment le déploiement urgent et renforcé des forces de sécurité sur l’axe RN4, la protection effective des civils et la poursuite des assaillants. Elle appelle également à la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour établir les responsabilités.

Par ailleurs, l’organisation alerte l’opinion nationale et internationale sur le risque d’un nettoyage violent des populations civiles dans cette zone, tout en plaidant pour une mobilisation humanitaire d’urgence en faveur des victimes.

« Le droit à la vie est sacré. Le protéger n’est pas une option, c’est une obligation », conclut  Me John Vuleveryo Musombolwa, chef d’antenne adjoint de la CRDH.

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