Augustin Ndjabu
26 Mar
26Mar

Plus d’une dizaine de postes de santé ainsi que deux centres de santé ont été contraints de fermer leurs portes à la suite des récentes incursions des rebelles ADF dans les chefferies de Bombo et Bandaka, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.

Parmi les structures affectées figurent notamment les aires de santé de Badengaido et de Bafwakoa, aujourd’hui totalement inopérantes. Cette détérioration de la situation sécuritaire entrave considérablement l’accès des acteurs humanitaires à la zone, déjà fortement fragilisée.

Selon des sources locales, la quasi-totalité des infrastructures sanitaires est à l’arrêt, tandis que le personnel médical a fui pour se mettre à l’abri. Cette situation a plongé la région dans une crise sanitaire aiguë, aggravée par les attaques répétées des ADF.

Dans les zones d’accueil, notamment à Niania, les structures de santé encore fonctionnelles sont débordées. Elles font face à une affluence massive de patients, majoritairement vulnérables, ainsi qu’à une pénurie critique de médicaments.

Le médecin chef de zone de Niania, le Dr Joseph Pemanakue, tire la sonnette d’alarme face à une urgence humanitaire majeure. Il souligne que les populations restées dans les zones affectées sont désormais privées d’accès aux soins de santé. Au moins trois personnes déplacées auraient déjà perdu la vie faute de prise en charge médicale adéquate.

Dans son appel pressant, il déclare :
"Les structures sanitaires sont fermées, ce qui entraîne un afflux de malades dans les formations de Niania. Beaucoup n’ont aucun moyen de payer les soins. Nous avons un besoin urgent de médicaments. Un appui alimentaire est également indispensable pour ces populations déplacées."

Par ailleurs, les violences ont provoqué le déplacement massif des habitants des villages environnants, notamment ceux de Malembi, contraints de fuir vers Apodo, dans la province du Haut-Uele. Dans ces localités abandonnées, écoles et centres de santé restent fermés, tandis que les activités économiques et agricoles sont totalement à l’arrêt.

Cet ampleur de la crise humanitaire dans cette partie de l’Ituri, où les besoins en assistance médicale, alimentaire et sécuritaire deviennent de plus en plus chaotique

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