L’Association pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (APDEF) de Mambasa tire la sonnette d’alarme sur le sort réservé aux victimes des attaques attribuées aux rebelles ADF dans la chefferie des Babila Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
Dans une déclaration rendue publique, l’organisation déplore la découverte répétée de corps sans vie dans plusieurs localités de la chefferie. Selon les informations recueillies, un corps a été retrouvé samedi à Koiba, deux autres à Alima, tandis que deux nouvelles dépouilles ont été découvertes le lundi 1er juin à Katomate. Ces victimes auraient été tuées lors des récentes incursions des ADF dans la région.
L’APDEF s’inquiète également de la présence de plusieurs corps qui demeurent encore abandonnés sur le terrain, notamment dans les zones de Camp Rwenzori, Malindi et Sianaï. Faute d’inhumation, ces dépouilles sont exposées aux intempéries et aux animaux sauvages, une situation que l’organisation qualifie d’inhumaine et contraire à la dignité humaine.
Face à un bilan qui ne cesse de s’alourdir, l’APDEF rappelle que toute personne a droit à une sépulture digne et appelle les autorités militaires à accompagner les jeunes et les communautés locales dans les opérations de récupération et d’inhumation des victimes.
"Nos compatriotes méritent le respect même après leur mort. Il est urgent que des mesures soient prises afin que ces victimes soient enterrées dignement", a déclaré Ram’s Malikidogo au nom de l’APDEF Mambasa.
L’organisation exhorte également les autorités compétentes à renforcer la protection des populations civiles dans cette partie du territoire de Mambasa, régulièrement confrontée à l’insécurité causée par les groupes armés