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Le renforcement du contrôle de la vente du tramadol, voire son retrait des officines pharmaceutiques, est réclamé dans la chefferie des Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, en Ituri. Cette demande intervient dans un contexte marqué par des cas de troubles mentaux et d’épilepsie signalés chez les jeunes.
Cet appel a été lancé samedi 10 octobre 2026 par Zéphanie Kathaliko, défenseur des droits humains à Mambasa, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale.
Elle demande aux responsables sanitaires de prendre des mesures pour mieux encadrer la commercialisation de ce médicament, dont l’usage inapproprié suscite des préoccupations au sein de la communauté.
Le tramadol est un médicament antidouleur qui présente des risques lorsqu’il est utilisé sans prescription ou au-delà des doses recommandées. Son mauvais usage peut notamment entraîner une dépendance, des troubles de la vigilance, des convulsions et, dans les cas graves, une dépression respiratoire.
Toutefois, les troubles mentaux et les cas d’épilepsie signalés localement nécessitent une évaluation médicale pour établir leurs causes.
Au-delà de la réglementation de sa vente, cette situation souligne la nécessité de sensibiliser les jeunes aux dangers de l’automédication et de l’usage abusif des médicaments.
Sans contrôle adéquat ni accompagnement médical, le tramadol peut devenir une menace pour la santé, l’autonomie et l’avenir des jeunes de Babila-Babombi.